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EC8
Seize Dart pour l’Eurocat cette année.

Seize heureux qui ont passé un splendide week-end de régates.

 Sur l’eau :

  • parcours construits (comprenez parcours banane amélioré) le vendredi, quatre manches.
  • Grand raid de Houat samedi, près de quatre heures en course.
  • Parcours construits dimanche, encore quatre manches.

EC2Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas eu autant de courses à l’Eurocat.

Conditions paisibles et tactiques pour les parcours. La bonne nouvelle est que nous avons droit à un départ séparé pour les Dart ; c’est toujours beaucoup moins tendu quand on reste en famille !

Le match est très serré entre les cinq premiers, jusqu’au bout. Vendredi, c’est Thierry/Eloise qui frappent fort avec trois victoires de manches consécutives.

 

Les quatre suivants sont pratiquement à égalité. Dimanche, les deux premières manches voient le succès d’Angélique/Lucie et Emmanuel/Augustin. On n’aura malheureusement pas le plaisir de finir le match avec eux, car Eloise a un train à prendre.

EC3Au final de la dernière manche, Emmanuel et Augustin  l’emportent d’un petit point.

Pour le raid, ce n’est pas du tout le même schéma. Départ regroupé à 120 bateaux, ça peut impressionner; mais la ligne de départ est très longue et divisée en deux moitiés : les plus gros bateaux (C1) d’un côté, les plus petits (C 3, C4 et Dart de l’autre).

Bien que le vent de sud souffle encore à 18 nœuds et que le clapot soit bien haché, ça part plutôt bien. Le bord de près jusqu’à Houat est physique ; il parait même interminable lorsque le vent mollit aux abords de Quiberon et la Teignouse, là où le courant de face est le plus fort. Pfff, c’est long, très long.



EC5
La récompense magique arrive dès qu’on approche de Houat : moins de courant, mer plate, puis le paysage à couper le souffle du passage de La Vieille, de la Grande Plage, des falaises de la côte sud, on aurait bien envie de s’y arrêter pour un pique-nique au soleil.

 

 

 

Oui oui, le ciel s’est dégagé, le vent tourne et va nous offrir un retour magique : de Sud-Quiberon à la ligne d’arrivée, près de huit milles au près bon plein à fond … en 31 minutes ! Quelle récompense.

EC4Dans cette bagarre acharnée, c’est Angélique et Lucie qui mettent tout le monde d’accord, suivies de près par François/Malo et Claire/Maëlle. Grand coup de chapeau à elles et eux. Des équipages féminins en tête de ce raid de brutes, c’est carrément bluffant.

 

Le plus bluffant, c’est le classement général en temps compensé  (qui n’existe plus officiellement, allez savoir …) : cette année, les quatre premiers (sur 120 concurrents) sont des Dart ! 

Oui, oui, c’est bien Angélique et Lucie les grandes vainqueures du Raid de Houat 2026.  Chapeau bas et Afifi ….

Je note surtout la vraie vie de famille de Dart dans ces résultats :EC1

Emmanuel et Augutin (10 ans seulement), père et fils

Angélique et Lucie : équipage féminin

François et Malo (12 ans je crois)

Thierry et Eloise (13 ans), grand père et petite fille

Olivier et Alan, père et fils

Claire et Maëlle, mère et fille

Claude et Manon (16 ans), père et fille d’Angélique

EC6

EC7Et surtout la petite Martha, 7 ans seulement, qui a fait six manches avec son père Owen, montré un large sourire au retour et gagné le prix de la plus jeune concurrente.

C’est aussi ça le Dart, les femmes et les enfants d’abord !

 

 

Je laisse à Eloïse le soin de vous conter ses impressions du week-end.

Le point de vue d’Eloïse

Pour les parcours construits, il faut se concentrer dès l’annonce du départ. Dans ces courses sur petites distances, chaque millimètre compte.

Départ au près et on tire des bords pour arriver à la bouée. L’eau est assez calme et on a du bon vent. Voir qu’on est en tête de la course est assez satisfaisant et la sensation de glisser sur l’eau est très agréable. Le retour au grand largue est plus fatiguant : aller au vent écarter le foc. Et entre chaque manche, petite pause barre de céréales.

L’ambiance du raid est bien différente : un peu froid au début et on se demande ce qu’on fait là… Mais quand le Soleil revient, qu’on glisse bien sur l’eau et qu’on voit la partie sauvage de Houat, on comprend finalement pourquoi on est venu.

 

Le lendemain, un peu difficile de se lever mais une fois sur l’eau on profite des derniers moment parcequ’on pourra dormir plus tard. La pluie, c’est vrai, mais en combi on sent même pas, et puis la mer est super belle avec les gouttes qui forment des petites ondes partout.